1951. En formation à l'école T. E. R. de Porquerolles
De 1946 à 1971, date de son installation en presqu'île de Saint-Mandrier, la formation des personnels des marins des spécialités électroniques était assurée à l'école Transmissions, Écoute, Radar (T. E. R.) de Porquerolles. Nous vous proposons ici quelques clichés qui montrent la vie dans cette école, plus particulièrement celle des marins détecteurs.
À l'époque, à Porquerolles étaient regroupées dans cette école T. E. R. – elle comprenait aussi l'École des timoniers au fort du cap Brun –, les écoles des spécialités en rapport avec l'électronique : transfiliste, radiotélégraphiste et détecteur.
Les écoles de spécialité de l'équipage regroupaient alors les cours du brevet élémentaire, le cours des quartiers-maîtres, permettant à ces derniers d'acquérir les connaissances nécessaires pour être promus seconds maîtres, et le cours du brevet supérieur.
À Porquerolles, l'école était installée dans les bâtiments du fort Sainte-Agathe et des alentours. Voici l'un de ces bâtiments devant lequel il y avait une place d'armes et un mât de pavillon. Les élèves de plusieurs niveaux d'instruction y étaient alors rassemblés pour une inspection.

A l'époque encore, à terre et à la mer, la distribution des repas se faisait par plats. Un plat regroupait huit à neuf matelots, l'un de ceux-ci étant de corvée de plat : il allait à la cuisine récupérer les denrées pour le groupe.
Les matelots en tenue de travail en toile gris-bleu – la toile rousse avait été abandonnée en 1946 – étaient sans doute des aides des cuisiniers et des commis assurant la délivrance des repas sous la surveillance d'un premier maître et d'un lieutenant de vaisseau, probable capitaine de compagnie des marins attendant avec leurs plats.

Une autre vue de la place d'armes.

Et voici les bâtiments où logeaient les élèves.
Sur le sol on aperçoit une réalisation mettant en exergue des valeurs cardinales de la Marine.

Pour terminer, nous retrouvons l'élève du brevet élémentaire détecteur désormais embarqué à bord du croiseur de 2e classe Émile Bertin. Il en porte le ruban légendé, après avoir eu celui de l' "École des marins détecteurs", et la fourragère.

L'Émile Bertin avait été deux fois cité au cours de la Deuxième Guerre mondiale ; son équipage avait dès lors droit au port de la fourragère verte avec olive Croix de guerre 39-45. Notre matelot arbore par ailleurs son insigne de spécialité sur le haut du bras gauche. Cet insigne avait été adopté au moment de la généralisation des insignes de spécialité, le 22 juin 1946, à l'exemple de ce qui était pratiqué dans les marines anglo-saxonnes. Il figurait "deux foudres opposées faillissant d'une ondulation horizontale, le tout inscrit dans deux cercles interrompus".





A ma connaissance les écoles des spécialités techniques des transmissions, radiotélégraphistes et transfilistes, étaient jusqu'en 1972, implantées sur le continent, aux Bormettes, à l'emplacement où doit être prochainement transférée l'usine de fabrication de torpilles.
J'ai fait, en 1972-73, partie de la première promotion d'officiers des transmissions installée au CIN Saint Mandrier, en compagnie du père de notre actuel CEMM, ce qui ne nous rajeunit guère....